"La conquête d’une autre planète est un projet fédérateur, qui œuvrera à la paix des peuples. Telle est la conviction de l’Association Planète Mars (section française de la Mars Society), pour laquelle une telle entreprise constituera « un outil politique de choix pour le développement en harmonie des nations ». […]
Travailler sur Mars accélérera les avancées technologiques. Il faudra maîtriser l’énergie de manière innovante,
apprendre à gérer des ressources rares de manière efficace (recyclage de l’air, de l’eau, des déchets), progresser en robotique : ces technologies donneront naissance à de nouveaux secteurs d’activité, comme pour les technologies de l’information.
Mars est proche de la ceinture d’astéroïdes de notre système solaire. Si des bases permanentes y sont installées d’ici à 2050, elle constituera un avant-poste pour étudier
et prévenir la menace cosmique que représentent ces objets célestes.
Dans l’hypothèse plus futuriste d’une véritable colonisation, les astéroïdes pourraient constituer une précieuse réserve de matières premières, exploitable depuis la Planète rouge par les Terriens qui s’y seraient établis. Et si la Terre devenait invivable... par notre faute, ou à la suite d’une catastrophe naturelle ? Mars pourrait alors constituer une base de repli, une sorte d’assurance-vie."
Catherine Vincent, « Dix raisons d’aller sur Mars », Le Monde, 12 avril 2008