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Le patrimoine du bassin minier

Consigne : Vous présenterez les grandes caractéristiques du bassin minier. Vous montrerez que la patrimonialisation du bassin minier cherche à protéger à la fois un paysage et un mode de vie. Vous présenterez les acteurs de cette patrimonialisation. Vous préciserez les traces mémorielles de ce mode de vie qui persistent. 

Site consultable : https://bassinminier-patrimoinemondial.org/

 

Document 1 :

 

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais : repérage | amnistiegenerale

 

 

Document 2 a et b : 

https://www.youtube.com/watch?v=XeS6IelzwFA

https://www.youtube.com/watch?v=a5W3bnedv4o

 

Les terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle - Office de Tourisme Lens-Liévin

Terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle. 

 

Un patrimoine varié – Bassin minier Nord-Pas de Calais – Patrimoine mondial

Fosse n°9/9 bis, cité Declercq et terril n°110 à Oignies, Société des Mines de Dourges ©Ph.Frutier-Atimage

 

Habitat minier – Bassin minier Nord-Pas de Calais – Patrimoine mondial

Habitat minier

Plonger dans le quotidien des anciens mineurs - Pas-de-Calais Tourisme

 

 

Document 4 :

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Le Petit français illustré. 6 juin 1903. 

 

 

Document 5 : La « reconversion du bassin minier »

 

Depuis les années soixante, sans attendre la fin programmée de l'exploitation minière, les acteurs mènent une lutte sur tous les fronts pour guérir les traces que l'exploitation massive a laissées sur les paysages, les villes et l'économie. Le traitement des friches industrielles est un élément clef de la « stratégie de transition » et notamment de la reconquête qualitative du paysage et du cadre de vie. En outre, la requalification des espaces dégradés représente aussi une masse considérable d'investissements qui seront les économies de demain. En effet, elle a des conséquences vertueuses, à plus ou moins long terme, en termes de changement d'image, d'attractivité pour la localisation d'activités et en matière de création d'emplois liés au développement de savoir-faire dans la réhabilitation d'espaces dégradés.

 

La reconquête des paysages est aujourd'hui visible
À la fin des années 1970, l'État français s'est lancé dans un programme d'aménagement spécifique des principaux centres urbains du Bassin minier. […] L'État a aussi investi dans la reconversion d'une dizaine de sites charbonniers fortement dégradés […]. Dès 1984, la Région, nouvellement créée, poursuit ces programmes d'aménagement, en partenariat avec l'État, et en faveur du réaménagement paysager exemplaire des espaces publics des communes minières. De 1984 à 2006, […] la politique de traitement massif et quantitatif des stigmates (« grandes friches industrielles » 1989-1993) et de préverdissement d'espaces en attente d'un usage futur (« friches environnementales » 1994-1999) a progressivement évolué vers une politique intégrée, au service du renouvellement urbain, des grands projets économiques d'intérêt régional et de traitement écologique et d'ouverture au public, dans le cadre de la Trame verte et bleue […].

 

Aujourd'hui, l'ancien pays noir est devenu vert, sans perdre son identité

Sur plus de 120 kilomètres, d'Estrées-Blanche à Condé-sur-l'Escaut, le réseau des « cavaliers », anciennes voies ferrées minières, se reconvertit progressivement en itinéraires de promenade et de randonnée. Les étangs d'affaissement deviennent tantôt des bases de loisirs, tantôt des réservoirs faunistiques et floristiques protégés, comme les quelque 200 terrils qui ponctuent encore le territoire. Des collectivités locales ont imaginé des projets récréatifs parfois originaux : piste de ski artificielle sur le terril n° 42 de la base de loisirs de Loisinord à Nœux-les-Mines […]. Au total, en l'espace de 30 ans, plus de 8 000 hectares de friches industrielles ont été reconquis.
Les 5 grands sites miniers sont des locomotives du changement de regard porté sur l'héritage industriel. Ils sont très complémentaires et constituent les nœuds d'un réseau articulé autour du patrimoine bâti ou non, de la culture et de la création artistique.

 

Site internet de la Mission Bassin Minier Nord-Pas-de-Calais, organisme rassemblant les différents acteurs de la reconversion du bassin minier (État, Région, département, associations, etc.).

 

 

Document 6 : Bassin minier UNESCO, un patrimoine varié sur 120 km

 

Ce n’est pas un ou même deux monuments qui ont été inscrits il y a 10 ans au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais 353 éléments répartis sur les 120 kilomètres du bassin minier du Nord – Pas-de-Calais ! Des vestiges divers, des églises aux cités en passant par les cavaliers et les fosses, évidemment. 

 

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Autant vous prévenir, les chiffres donnent le tournis : le bassin minier de chez nous, c’est une grosse banane de 120 kilomètres de long sur 12 de large et 1,2 de profondeur. Et sa spécificité, à l’échelle de l’Europe, c’est d’être entièrement souterrain. Rien n’affleure, il a donc fallu creuser... C’est en 1720 qu’on trouve la première veine nordiste du côté de Fresnes-sur-Escaut (Valenciennois). Top départ d’une extraordinaire aventure industrielle de 270 ans qui a durablement marqué le territoire.

Imaginez : des entrailles de la terre, on a extrait 2 millions de tonnes de charbon en fonçant 600 puits  ! Les chevalements et les terrils sont venus apporter du relief aux plaines, les cités ont structuré le paysage. Il a fallu bâtir des centres de soins, des écoles... Et chaque compagnie minière avait son propre style !

C’est donc un « package » qu’a retenu l’UNESCO  : 353 éléments, soit seulement un quart de la totalité du patrimoine minier d’aujourd’hui. Autour de ce périmètre existe une zone tampon qui, elle, englobe les éléments non inscrits qui participent néanmoins à l’interprétation historique.

Un « paysage culturel évolutif vivant »

Le bassin minier est classé dans la catégorie des « paysages culturels évolutifs vivants ». Le « paysage culturel », c’est parce qu’il est un ouvrage combiné des hommes et de la nature. C’est en effet la main de l’homme qui a changé les plaines du Nord et du Pas-de-Calais. Et puisque l’habitat, la technique et les paysages ont bien changé depuis la découverte du charbon dans nos contrées, on dit qu’il est « évolutif ». Vivant ? C’est parce qu’on y habite toujours !¨

 

Par Sarah Binet (textes et infographie). Publié:30 Juin 2022 

https://www.lavoixdunord.fr/1199974/article/2022-06-30/bassin-minier-unesco-un-patrimoine-varie-qui-se-decline-sur-120-km

 

 

Document 7 : le Centre historique minier de Lewarde

 

Situé à Lewarde, à 8 km de Douai dans le Nord, le Centre historique minier se trouve au cœur du bassin minier. Il est installé sur le carreau de l'ancienne fosse Delloye qui regroupe 8 000 m2 de bâtiments industriels, sur un site de 8 ha.

Créé à l'initiative des Houillères en 1982, le Centre historique minier ouvre au public en 1984 avec la mission de conserver et valoriser la culture minière du Nord-Pas-de-Calais, afin de témoigner auprès des générations futures des trois siècles d'activité minière.

 Centre historique minier de Lewarde — Wikipédia

 

Carte interactive des sites classés : https://bassinminier-patrimoinemondial.org/cartographie-interactive/

 

 

Document 8 :

VIDÉO. RC Lens : un supporter des Sang et Or clame son amour au club sur  France 2

Supporters du R.C. Lens. Stade Bollaert de Lens. 

Chant : https://www.youtube.com/watch?v=aJRK-PQvmqc

 

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=j1MentIyPI8

 

 

Document 9 :

 Source : http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/dossiers-thematiques/patrimoine/articles/cinema-patrimoine-minier-hauts-de-france

 

 

 
Jean-Marc Goglin 
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